Nous avons la joie de vous proposer un week-end de danse et kinomichi les 18 et 19 décembre prochains.

Après les retours riches et positifs de la première session en mai dernier nous vous proposons de tenter à nouveau l’aventure.

Cette belle rencontre entre deux arts se déroulera à Dijon dans le studio de danse d’Annie Garby. Laura animera la danse et Christian Bleyer le kinomichi.

Pour préparer la communication de cette rencontre j’ai demandé à Christian: “Pourrait on utiliser par souci de “vulgarisation” un terme plus générique de présentation et annoncer une rencontre ‘danse et arts martiaux’?”

De cette question est née cette belle présentation de Christian que je vous laisse découvrir ci après.

D’ors et déjà notez bien les dates du 18-19 décembre, les places sont limitées, contactez nous rapidement. Nous vous préciserons toutes les informations pratiques bientôt.

bonne lecture!

Laura

Danse Libre et Kinomichi

Quelques précisions à propos du KINOMICHI
Ce terme japonais se décompose en trois mots KI qui signifie énergie,

No ( de ) et Michi , le chemin, la voie .
Cet art japonais, baptisé ainsi par son créateur, Maître Masamichi Noro,
se différencie considérablement des pratiques martiales traditionnelles . Trouvant son origine dans l’Aïkido de Maître Ueshiba , il s’ en dérive totalement à partir de sa création en 1979.
Lors de la première démonstration, Me Noro publie sur les murs
de Paris « Kinomichi », naissance d’ un anti art martial. La formule provoqua quelques remous mais attira un grand public salle Pleyel.

Pourquoi ce paradoxe ? C’ est que les occidentaux manquent de mots pour désigner des techniques qui puisent leurs fondements dans les traditions guerrières nippones issues d’ une féodalité récente . Cela même, si ces pratiques connurent une transformation radicale après les catastrophes humaines
d’ Hiroshima et de Nagasaki où il fallut reconstruire le pays et les individus .

Me Ueshiba fut l’ un d’ entre eux, baptisant son Aïkido, voie de paix et d’ amour .

Les européens distinguèrent maladroitement par le label « martial » toutes ces pratiques, judo, aïkido, karate , en provenance de l’ étranger . Or les maîtres créateurs avaient une autre vision de leur art . Maître Noro fut un de ceux-là. Désireux de développer un itinéraire de vie fait de fraternité et d’ harmonie, il crée donc en 1979 le Kinomichi.

Il résida la plus grande partie de sa vie à Paris et rencontra de nombreux « techniciens » du corps ( eutonie , ehrenfried, kinésiologie, feldenkreis ) et maints artistes ( danseurs, chanteurs, musiciens, metteurs en scène de théatre) qui lui donnèrent certainement le souffle d’ une création nouvelle .

Le Kinomichi est fait de mouvements lents ou rapides qui s’ éxécutent généralement à deux et parfois à plusieurs . La recherche de l’ espace est permanente, le désir d’ harmonie au cœur du mouvement . Il n’ y a pas de musique mais le rapprochement avec la danse de Malkowski est telle que Laura et moi avons décidé de mettre nos énergies en commun pour vous transmettre un peu de nos sensibilités respectives

le 1er octobre 2021
Christian B.